Décryptage d’une expression langagière

Rien de tel, pour commencer la journée, qu’un peu de culture. Il n’y a pas mieux pour briser la glace (à Grenoble) ou engager la conversation lors du déjeuner (pour les plus timides). Je vous propose aujourd’hui de décortiquer une expression langagière française courante et de découvrir son origine. Naturellement, ces expressions aborderont notre domaine : les processus d’apprentissage, sinon, cela ne serait pas drôle.

Pour commencer, connaissez-vous l’origine de l’expression proverbiale « Un homme averti en vaux deux ! » ?

Ce qu’il faut comprendre : Lorsqu’un individu est prévenu (d‘un danger ou d’un évènement), on y fait davantage attention et on peut s’y préparer.

Son origine : Une personne avertie des risques qu’elle encourt, des dangers potentiels qui l’attendent sera sur ses gardes, fera attention et sera donc moins facilement surprise qu’un individu non prévenu. Vis-à-vis d’un éventuel attaquant, un homme averti sera nettement plus efficace (deux fois, si l’on s’en tient au proverbe) qu’un autre qui ne l’est pas.

Au XIIe siècle, avertir s’utilisait sous la forme pronominale « soi avertir » pour dire « s’apercevoir » puis sous une forme active pour dire « faire attention à ». Son sens a évolué pour, au XVe siècle, prendre la signification actuelle de informer. Et c’est au milieu du XVIIe que notre proverbe apparaît, d’abord précédé de « une personne avertie en vaut deux » et accompagné en parallèle de la forme « un averti en vaut deux ».

Pour utiliser les bonnes expressions à l’étranger, amusez-vous à observer les traductions proposées dans les langues suivantes :

Et la formation dans tout ça ? Vous souhaitez faire acquérir des connaissances particulières à votre public, mettez toutes les chances de votre côté. Vous avez des problématiques HSE importantes, des besoins en management, en force de vente… N’oubliez pas qu’un homme (bien) averti en vaut deux.