A la recherche de solutions dédiées CoP …

En bons veilleurs, et dans la perspective de toujours appréhender les problématiques à la périphérie du e-Learning, SYMETRIX a fait le déplacement pour la 4ème édition du salon ICC, édition 2008. Comme à son habitude, ICC avait fait les choses en grand en nous accueillant, les 13 et 14 octobre 2008, dans le cadre somptueux de l’hôtel LUTETIA, au cœur de Paris.
Le thème cette année : anticiper, innover, décider dans l’économie de la connaissance.

Mais ICC, KeSaKO ?
Initiative née de Veille Magazine, ICC propose sur 2 jours, conférences, ateliers et carrefours pour l’aspect « forum » de la manifestation, complété par une plateforme d’exposition.
ICC se veut être LE lieu de rencontre d’experts, éditeurs et professionnels de la veille, de l’intelligence économique et de la gestion des connaissances.

Résumé d’une journée riche d’enseignements…

Nous avions convenu de nous rendre uniquement à la journée du 14 octobre, autres projets super urgents obligent … Je vous passe les réveils trop matinaux et les joies du train de 5h21

A notre arrivée, nous attaquons fort en participant à la conférence portant sur le thème : « La Corporate Intelligence intègre le web 2.0 ; cohérence des enjeux et optimisation des solutions collaboratives », orchestrée de main de maitre par LOGICA, IBM et BLUEKIWI.

S’en suivirent les ateliers :

  • « L’entreprise 2.0 : état de l’art », par Sylvie LEBARS, consultante pour ARKANDIS ; Mme LEBARS a souhaité insister sur l’aspect Personnal Branding, ou le « JE est une marque », comme dispositif de Knowledge Management. Le Web 2.0 est né d’une « frustration » de tout un chacun de ne pouvoir s’exprimer qu’à travers les voies de la publication traditionnelle ; depuis, des milliers de supports, de conversations, de connaissances transitent sur la toile … Comment maintenant faire entendre sa voix et se différencier, en mettant en valeur ses contributions ? Comment créer des réseaux sociaux pour entrer dans le partage de connaissances ? Une question découlant de cette démarche : comment faire entrer cette identité individuelle dans la sphère de l’entreprise sans risquer la fuite d’informations ? Réflexion issue de cet atelier : comment inciter les gens à contribuer sur des plateformes de gestion des connaissances ?
  • « Intégration et déploiement d’une première plateforme business web 2.0 », par Richard LIOT, DCNS. Lors de cette présentation musclée, M. LIOT nous a fait part de son retour d’expérience sur la mise en place, au sein de la DCNS, d’un projet de veille. Ce projet est né d’un besoin de mutualisation et de diffusion des savoirs suite à l’intégration à la DCN, de tous les pôles navals de France. En complément d’une équipe de veille composée de 14 personnes dont 7 personnes à temps plein, plusieurs outils sont entrés dans la nouvelle architecture logicielle : une plateforme « open source » « dont ne pouvons citer le nom pour le moment … » dixit M. LIOT (pour information, sur vos interfaces le nom apparaissait !!!), pour la Gestion Electronique de Documents. L’avantage de ce choix technologique était de pouvoir avoir « la main mise » sur l’outil. Sur cette plateforme nourrie par le travail des veilleurs, est venu se greffer un portail simple, et accessible à tout un chacun. Ce portail distribue l’information pertinente aux utilisateurs, en leur proposant des entrées par « communauté d’intérêt » sous différentes formes de représentation. Les deux outils interagissent automatiquement et sans intervention humaine car « les veilleurs doivent se concentrer sur des activités intelligentes ». La clef de la réussite de ce projet a été avant tout de prendre en compte les besoins de l’utilisateur final, en lui offrant un outil accessible et simple d’utilisation. Cette présentation d’un projet ambitieux a amené la question de la mesure de la réussite d’une telle démarche. M. LIOT en a mesuré la valeur par le nombre d’acteurs participants, le nombre de communautés créées, le nombre d’articles publiés …Attendons que ce projet soit en phase de maturité pour en estimer le véritable retour sur investissement …
  • « ARDANS Knwoledge Maker et ses composants, une architecture KM 2.0 native », par le directeur général et le responsable technique d’ARDANS. Petit tour d’horizon de la société : ARDANS, crée en 1999, s’est spécialisé dans le développement de solutions pour la gestion des connaissances dans les domaines spécifiques des biotechnologies, de la santé … même s’ils comptent des références dans le domaine automobile ou bancaire, n’oublions pas que les fondateurs d’ARDANS sont issus du milieu de la biologie et qu’ils ont une réelle valeur ajoutée dans l’appréhension des problématiques propres à ce domaine. ARDANS propose son logiciel Knowledge Maker, sorte de S.G.D.T, intégrable au système d’informations de l’entreprise. Le logiciel est « une coquille vide », paramétrée au plus juste des besoins clients, besoins souvent exprimés lors d’une première phase de formalisation des savoirs, réalisée par leurs soins. En vrac, ce logiciel propose : de gérer tous types de données (documents, données numériques, textes …), de structurer l’information sous forme d’arborescence, d’offrir des outils de recherche multicritères permettant d’avoir une vue transverse sur les informations, de gérer des projets (aspect workflow), d’extraire des données/informations dans des documents préformatés (Office, OpenOffice), … Le leitmotiv d’ARDANS est d’aujourd’hui inscrire l’organisation dans le développement durable, « par l’épanouissement de tous, par la participations de tous …». ARDANS ne semble pas vouloir entrer dans le développement d’outils Web 2.0 mais n’oublions pas que les deux démarches peuvent être complémentaires !
  • « Whatever : Knowledge Plaza ou l’émergence du concept Entreprise Social Search », par Fabienne Vandekerkove pétillante et brillante oratrice. WHATEVER est une start-up belge crée en 2007. Son outil Knowledge Plaza est typiquement « l’outil » du Web 2.0 pour l’entreprise. En effet, ce dernier intègre toutes les fonctionnalités attendues des plateformes 2.0 : wikis, blogs, gestion de ressources, tagging, flux RSS, recherches web … En sus d’interfaces ergonomiques et conviviales, l’outil revêt des fonctions de recherche performantes. C’est réellement un outil accélérateur de partage de connaissances, surfant sur la vague 2.0 et exploitant au maximum les avantages de ces supports. Une entreprise à suivre de très près …

Conclusion de cette journée, la gestion des connaissances avance à grand pas.
Nous restons cependant très surpris que peu d’outils dédiés KM ne se soient encore intéressés à l’émergence des plateformes 2.0, et s’y appuient pour décliner des solutions dédiées aux CoP.
Un nouveau créneau à occuper ???