Lisibilité numérique et conception #3

Notre série sur la lisibilité numérique continue. Elle s’appuie toujours sur les travaux de Anne-Laure Thomas, consultante chez nous. Dans son mémoire, elle s’est intéressée aux travaux de Thierry Bacino, chercheur universitaire, spécialisé dans la psychologie de la lecture. Un facteur à prendre en compte pour son impact dans notre lecture à l’écran est l’interface.
Au-delà des paramètres techniques d’affichage de l’écran, le contenu est affiché au moyen d’une interface utilisateur, celle-ci reprenant les fonctions nécessaires à la communication homme-machine. Ce que l’on regroupe sous le nom d’ergonomie de nos jours. Les menus, les commandes ou le graphisme sont autant d’interfaces possibles. Thierry Bacino (1) qui défend « l’utilisabilité » de l’interface grâce à l’ergonomie cognitive, (prend en compte le facteur humain dans la conception des interfaces) estime qu’il faut atteindre les trois critères suivants pour pouvoir parler d’interface ergonomique :

  • Une efficacité : l’utilisateur a-t-il atteint le but recherché ?
  • L’efficience du système : le but recherché a-t-il été atteint dans un délai raisonnable et sans trop d’effort ?
  • La satisfaction de l’utilisateur : maniabilité, aspect visuel plaisant, architecture claire de l’information.

L’ergonomiste doit dont modéliser l’utilisateur par le biais de questionnaires ou d’expériences en Focus Group, il va dégager les caractéristiques nécessaires à une interface pratique et agréable.
(1) Mesure de l’utilisabilité des interfaces, Thierry Baccino, Catherine Bellino, Teresa Colombi, éditions Hermès, 2005