Ingénierie des connaissances et conception ?

Pour élaborer des modules de formation de qualité répondant aux besoins de nos clients, les concepteurs pédagogiques de Symetrix doivent appréhender, s’approprier et gérer des référentiels de connaissances parfois très conséquents.
C’est pour cette raison que nous portons une attention particulière aux travaux de recherche sur l’ingénierie des connaissances. Symetrix était donc présent le 4 et 5 juillet au colloque Ingénierie des Connaissances à Grenoble.

Ces journées nous ont permis de mettre au clair nos idées sur… :
….l’objectif de l’ingénierie des connaissances

L’ingénierie des connaissances vise à diversifier et exploiter les modes d’inscription de la connaissance, les modalités d’organisation et de diffusion, et les interactions entre les utilisateurs.

…l’ingénierie des connaissances elle-même
Dans sa démarche d’ingénierie, l’IC mobilise les concepts et les techniques de la représentation des connaissances, les méthodes d’analyse et de conception objet, les méthodes d’analyse des données, différents types de raisonnement.
En ce sens, elle peut s’utiliser dans de nombreux domaines comme l’ingénierie documentaire, l’ingénierie du web, l’ingénierie éducative, la conception de système d’information.

Dans sa démarche de modélisation des connaissances, l’IC doit se rapprocher de disciplines telles que la sociologie, la gestion, la linguistique ou encore l’ergonomie. L’intégration de démarches interdisciplinaires peut concourir à une démarche d’explicitation de ce que sont les connaissances dans un contexte humain et organisationnel.

…sur les ontologies
Les ontologies sont des outils de représentation des connaissances. Ce sont plus spécifiquement des ressources conceptuelles à destination des systèmes à base de connaissances. Gruber définit une ontologie comme « une conceptualisation d’un domaine partagé par une communauté d’acteurs. C’est-à dire un ensemble de concepts et de relations définis à l’aide d’un langage formel compréhensible par un ordinateur. Ces concepts et ces relations sont utilisés pour exprimer la base de connaissance du domaine modélisé.

Elles ont aussi été l’occasion d’écouter des interventions très intéressantes sur le sujet :

« Wiki et Web sémantique » de Michel Buffa, Guillaume Rerteo, Fabien Gandon (p.49 des Actes)

L’intérêt de cet article est de présenter un moteur de wiki reconcialiant deux tendances du futur web : un web augmenté par des métadonnées et un web d’applications sociales où chaque utilisateur est un acteur et un fournisseur actif. Ainsi dans SweetWiki les utilisateurs peuvent entrer librement des tags.
sur les pages et un mécanisme d’auto-complétion suggère des tags compatibles existants. En annotant sémentaiquement les ressources du wiki, sweetwiki fournit des fonctionnalités de structuration, de raisonnement et de requêtes sur le wiki. Tagguer est facilité et motivé par l’affichage réel du nombre de pages liées aux tags suggérés.

« Recherche et échange de connaissances dans des équipes distribuées » de Charles Delalonde, Eddie Soulier, ( p.181. des Actes)

Pour garantir l’efficacité d’équipes distribuées, la question de l’accès et du repérage de la connaissance est critique. Dabs le cadre d’une étude d’une communauté de pratique, les pratiques d’ingénierie des connaissances en place se révèlent peu satisfaisantes.
A travers le modèle RESONER, inspiré de la théorie de l’acteur réseau (Latour, 2006), les chercheurs envisagent la recherche de connaissances comme une opportunité de mise en relation et de construction entre demandeur et offreurs de connaissances. Dans ce cas le social est un mouvement d’associations ou d’assemblages d’éléments et d’entités hétérogènes, un principe de connexion, entre des choses, ces entités œuvrant conjointement à établir de nouvelles connexions. Le social ne peut être saisi que par les traces qu’il laisse lors d’associations. Il n’y a pas de groupes mais des processus d’affiliation à chaque moment, d’enrôlement, de regroupement temporaires ou de démantèlement de groupe.