24 heures chez Symetrix

La vie chez Symetrix n’est pas un long fleuve tranquille, loin de là. On aurait même pu s’appeler Urgences comme la série.

Pour vous en convaincre, nous vous ouvrons les portes de notre société pour 24h !

24h, vous avez dit 24h, ça me rappelle quelque chose… Pas vous ?

0h00 : Tout le monde dort. Ah ! Il est loin le temps de la startup et des boîtes ouvertes 24/24 ! Repassez à 9h00.

9h00 : … euh plutôt 9h01

9h01 : Les premiers employés arrivent.

9h17 : Les premiers employés arrivent…à leur bureau.

9h30 : Symetrix est en pleine ébullition : 1/ l’ascenseur est en panne 2/ quelqu’un a volé le stylo 4 couleurs d’un chef de projet. Il faut prévenir Jack !

9h40 : Prévenons plutôt Pascal, ça ira plus vite.

9h50 : Réunion de crise dans le bureau de Pascal. Priorité n°1 : appeler Otis, on ne peut pas laisser les fumeurs dans l’expectative plus longtemps.

10h00 : Tous les chefs de projets travaillent à plein régime sauf un, gravement handicapé par le vol de son bic™, une partie de sa journée fichue !

10h10 : On entend seulement les claviers : CTRL + C, CTRL + V, CTRL + C, CTRL + C, CTRL + V, CTRL + C, argghh$$****$… CTRL + Z !

10h30 : Un cri retentit dans le couloir, Pascal jaillit dans l’open space : le réparateur OTIS est arrivé ! Le soulagement est palpable. Tout le monde applaudit, on se tombe dans les bras, on s’embrasse, la catastrophe était proche…

11h00 : Le travail continue : « t’as le réseau toi ? » « Euh… oui » « y a le réseau (1) ???! » « Ah non, finalement y a plus le réseau (1) » « Y A PLUS LE RESEAU (1) ?!!! » « Et en plus ça imprime pas (2) ! »
(1) remplacez « réseau » par « Internet » pour mesurer l’ampleur du problème
(2) réservé aux amateurs des pubs feu IBM (bref aux plus de 30 ans)

12h30 : Les ventres gargouillent, les Haribos™ disparaissent.

12h59 : Alors que chacun s’apprête à partir manger, un nouveau cri retentit dans le couloir, Pascal bondit dans l’open space : le réparateur n’a pas les pièces de rechange nécessaires ! Le choc se propage comme une traînée de poudre et, bientôt, un chaos indescriptible s’installe. Certains fumeurs considèrent la possibilité d’arrêter de fumer (mais reviennent vite à la raison), d’autres s’effondrent en pleurs, d’autres encore se sont comme statufiés, quelques rares survivants errent sans but dans la société, ne sachant pas/plus comment descendre au rez-de-chaussée, il y en a même qui recherchent fébrilement sur le net le mode d’emploi des escaliers. L’après-midi qui se profile promet d’être difficile.

13h00-14h00 : Le repas : un peu de répit enfin !? Même pas ! Vivian prend son repas au boulot (voir billet « Tranche de vie : le repas #2 »). L’après-midi qui se profile promet d’être très très très difficile.

14h00,000005 : Le téléphone sonne : back to work, les clients ponctuels nous le rappellent.

14h30 : les claviers de nouveaux cliquettent sans faiblir….hum sauf pour quelques uns : C T R….L…+…C…,…C…. T …R….L…+….V…,…C…. T …R….L…+…C, …C…. T …R….L… +…Z ,…fatal error : windows is going to shut down ! arrrrrrrrrrrrrrrrrrggggggggghhhhhhhhhhhhh !

15h00 : Seconde réunion de crise dans le bureau de Pascal : priorité n°2 : qui sont les concurrents d’Otis ? Qui pique tous les bics, ù*^$*%%**§§§### ! Pascal tape du poing sur la table. Un stylo roule lentement au bord du bureau sous les yeux ébahis des spectateurs qui reconnaissent sans peine le 4 couleurs disparu… Le doute s’installe. Chacun repart à ses occupations troublé. Et pour l’ascenseur, si c’était le même qui avait fait le coup ?

16h00 : Les claviers chuchotent, on s’observe, on s’épie. L’ambiance se dégrade rapidement.

16h30 : Déjà ! Et toujours pas de nouvelles de Otis. Des feuilles de récup circulent, des demandes de travail à la maison sont envoyés à qui de droit, on appelle les nounous, la famille et les copains pour prévenir de la possibilité d’affronter une autre journée sans ascenseur. On s’organise. Pascal est terré dans son bureau.

17h00 : La soirée va être longue.

17h01 : En même temps, l’heure c’est l’heure, vaut mieux y aller.

17h02 : Le téléphone sonne, le numéro de Otis s’affiche sur le standard. Trop tard……

18h00 : La nuit est tombée.

20h00 : La lune est superbe ce soir.

22h00 : C’est long 24h non ? La prochaine fois on fera juste 4 h…

0h00 : Ayé terminé ! « C’est pas qu’il se fait tard, mais je m’…. » (1)

(1) les amateurs de Desproges finiront la phrase.