Tranche de vie : le repas #2

Résumé de l’épisode 1 d’hier si vous l’avez raté : ce weekend est dédié aux nourritures terrestres ingérées chez Symetrix. Donc, je disais, l’heure du repas chez Symetrix, c’est avant tout un moment de partage, d’oubli du travail et d’échanges sur les grands thèmes de la vie, la mort, le bien, le mal. Une question se pose cependant : Peut-on partager son repas avec tout le monde, ou plutôt peut-on manger en même temps que tout le monde ? Et encore plus précisément, vaut-il mieux prendre son après-midi et rentrer manger chez soi ou affronter le hamburger lorsque Vivian est là ?

Car un repas chez Symetrix en compagnie de Vivian et un repas sans Vivian n’a pas la même saveur, et ce, quelle que soit l’option choisie, prévoyance, sur le pouce ou aventure. Vivian travaille pour la société de production qui réalise nos modules amoureusement conçus. Jusque là tout va bien. Quoique, mais c’est une autre histoire.
Vivian c’est l’esprit rebelle, c’est notre Besancenot à nous (sauf qu’il habite à Meylan … humm mm… qui n’est pas sans rappeler Neuilly par certains côtés) toujours prêt à s’élever contre les injustices : une boîte Tupp mal réchauffée ? Saleté de micro-onde à la solde des libéraux ! Plus de sel ? Infâmes industriels pro-sucre !
Vivian, c’est aussi un homme avec des valeurs : pas d’enfants en dessous de 10 ans, pas de logement en dessous de 115 m², pas de costard cravate sauf en cas de mort, pas de sujets tabous (et pas de débogage de courseliner V3 avant 2010).

Ce sont ces valeurs qui vous font mâcher vite, plus vite, avant qu’un malheureux mot ne fasse déraper le repas qui bascule dans la 4ème dimension : carnage massif à coup de tronçonneuse, épopée de jeunesse alcoolisée, ou chronique politique façon « tous pourris », oui, un repas avec Vivian peut vous emmener si loin que vous ne ressortirez pas intact de la salle de repas. Les digestions laborieuses et remontées acides n’ont parfois rien à voir avec la nourriture ingurgitée.
Et sans Vivian me direz-vous ? Eh bien, c’est, comment dire, sans saveur, presque trop fade, pour preuve, ces jours-là, le sel vole bas. Il faut se contenter d’un Nicolas qui vous entraine dans le zéthétisme, détour intéressant (si tant est qu’on prenne le 42) c’est vrai, de la dernière blague de Marie-Claire ou encore des résumés de séries télévisés, voire de la lecture de l’horoscope. Il n’y a pas à dire, c’est quand même beaucoup plus triste un repas sans Vivian.